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Ces objets dépossédés après une rupture
- Le 17/04/2013
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- Dans Billets d'Humeur

Quand on aime, on gagne autant que l'on perd. Cela peut sembler pessimiste, mais je pense à toutes ces choses dont je me suis sentie dépossédée après des déceptions amoureuses. Vous savez, ces objets connotés: un film qui nous fait penser à lui/elle, une chanson, un vêtement, un parfum, une rue, un restaurant, un bar... Je me souviens de cette période d'errance où j'ai dû abandonné les chansons de mon pianiste préféré car elles étaient le souvenir le plus incisif que j'avais de lui. J'avais partagé ce pianiste avec lui, lui avais fait connaître. Je me rappelle encore quand il m'a dit qu'il avait pensé à moi lorsque sa famille lui avait offert un album de ce dernier. Ca faisait partie de ces choses particulières qui nous caractérisait.
Pendant plusieurs mois donc, je n'ai pas pu écouter une seule chanson sans avoir une boule au ventre, ou ressentir un profond malaise. Pareil pour d'autres films ou places où nous buvions nos verres. C'est de ces choses là dont je parle quand je dis que l'on perd quelque chose en chemin. Pourquoi j'en parle ? Parce que je les ai retrouvé il y a quelques semaines. J'ai pu regarder ce film, écouter cette chanson sans que cela ne suscite rien. C'est bête, je me suis sentie comme guérie de ne plus rien ressentir pour cette histoire.
Le temps, le recul, c'est aussi la réappropriation de ce que l'on a laissé en chemin. J'ai l'impression de ramasser ces choses et de les savourer à nouveau sans qu'ils ne laissent un peu d'amertume sur leur passage. C'est apaisant et réconfortant. Et puis, on rend aux objets ce qu'ils sont, avant de leur donner à nouveau une valeur personnelle.
Et si vous pensez toujours qu'il y a là du pessimisme, de la mélancolie, je veux en venir à ceci:
Rien n'est jamais totalement perdu. :)
Parler à un inconnu : les rencontres sur la toile
- Le 15/04/2013
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- Dans Billets d'Humeur

Je trouvais cette image drôle. Voilà. Te moques pas de moi.
Je ne devrais pas être là, en train d'écrire cet article. Je devrais être en train de rédiger ce sujet sorti de nulle part sur l'émancipation des femmes. Mais il peut bien attendre, parce qu'on est Lundi, et le Lundi, on a besoin d'un petit article plein d'optimisme pour affronter la semaine et les aléas en général - en passant, bon courage à tous ceux et celles qui sont en pleines révisions ! Et puis, bonne chance aux non étudiants qui doivent attaquer la semaine :)
Qui aurait cru que le bon vieux "ne parle pas à un inconnu" se traduirait aujourd'hui par le biais d'Internet ? Que l'inconnu ne serait pas tout simplement un homme douteux nous proposant un bonbon à la sortie de l'école ? Et que même cet inconnu, nous allions le chercher. Quand je parle de ça, je pense à tous ces sites, pas forcément de rencontres, mais juste de chats internationaux qui favorisent notre proximité avec l'Inconnu. Comme Omegle, par exemple.
Omegle, c'est un peu comme Chat roulette que je n'ai pas connu. On tombe sur quelqu'un quelque part dans le monde en fonction des centres d'intérêt qu'on a tapé dans la barre de recherche. Et on parle. Ca peut être un indien, un australien. Ou un français. C'est l'occasion aussi de se trouver facilement des correspondants - enfin, après avoir fait le tri avec les pervers qui y sont. Pourquoi je te parle de ça ? Parce que je pense finalement les rencontres aujourd'hui, autant sur la toile qu'en réalité, peuvent se valoir parfois.
Ma Twin, je l'ai rencontré sur un forum il y a deux et demi, ou trois ans. Et si je suis si imprécise sur la date, c'est que jai l'impression de l'avoir rencontré il y a six ans comme mes amis d'enfance et ou de collège, elle a une place dans ma vie qui lui vaut d'être ma jumelle un peu en tout et pour tout. On se dit dans les moindres détails du beau et du laid, on pleure, on rit. Ca a commencé sur un forum, puis sur msn, avant d'aller sur facebook et de passer des heures sur skype. Aujourd'hui, on oublie même que l'on s'est rencontré sur internet.
C'est pareil avec l'Autrichien, mon correspondant depuis maintenant quatre ans ! Je cherchais sur un groupe facebook quelqu'un avec qui parler anglais, et l'on s'est retrouvé à papoter alors qu'on ne correspondait pas du tout aux langues que l'on voulait apprendre, haha. Mais le fait est qu'aujourd'hui, même depuis la Finlande, je reçois toujours un mail de sa part me racontant une grosse part de sa vie, et lui de la mienne. On se raconte nos voyages respectifs, notre entourage, nos doutes... Tout ce qui peut se trouver là dans un mail. Et on ne s'est jamais rencontré, mais je ne pense pas que l'on en ressente le besoin.
Alors, quand je vois que je parle jusqu'à une heure du matin avec l'Etranger depuis quatre jours, non-stop, j'ai envie de lui donner un peu de crédit. C'est stupide pourtant, sur 25 000 personnes connectées, je suis tombée sur ce français. Nous avions tout juste dix minutes pour discuter car je devais m'en aller, mais le courant est passé en peu de mots, alors je lui ai donné mon mail. Au cas où. Et, à présent, chaque fois que la journée passe, j'ai cette envie latente de lui parler, parce que c'est apaisant. On s'est un peu tout dit en trois nuits presque blanches, mais je ne sais pas. Il est adorable, m'écoute et je souris quand je quitte nos conversations.
Alors, je ne fais pas l'apologie des rencontres du net mais, parfois, parler à un inconnu...
ce n'est pas si mal.
Et si on voyageait dans le temps ? [Jeu, pas concours]
- Le 10/04/2013
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- Dans Culture & découvertes
C'est tellement adorable de voir la petite hausse de visite en début de semaine, comme si vous étiez au rendez-vous : MERCI <3
Alors, je sais, j'avais promis un billet Humeurs, mais pour celles qui me suivent sur Twitter ou sur Hellocoton, j'ai demandé si ça vous intéressait de faire un petit jeu qui pourrait être sympa ! Comme je suis une fille qui parle beaucoup - je sais que vous aimez ça, ne dites pas le contraire - voilà la petite histoire de ce qui m'est arrivé.
Ce week-end, dernière chance (probable) de voir Helsinki avant mon départ. Avec les examens, les adieux et autres soirées, je n'allais pas avoir le temps. J'ai donc pris mon train jusqu'à Helsinki sous la neige, juste pour une librairie dont je vous avais déjà parlé. J'arrive enfin à Arkadia et je vois que celle-ci est fermée ! Mais le libraire qui me reconnaît m'ouvre et me dit que c'est fermé exceptionnellement aujourd'hui car ils préparent une exposition deux heures après. Malgré ça, il me dit que je peux néanmoins errer dans les rayons et les sous-terrains comme j'avais aimé le faire !
Bref, au fil de mes errances, de bibliothèque en bibliothèque, de carton en carton, de livre en livre, je trouve finalement mon bonheur : une édition des Hauts de Hurlevent datant de 1921 avec gravures et préface écrite par l'auteur (en anglais,évidemment); et un exemplaire de Mansfield Park de Jane Austen datant probablement de la même période ou des années 30 (le bouquin en vert), avec gravures colorées et une couverture digne de Penguin Collection ! (j'ai songé à faire une petite vidéo pour vous montrer, dites-moi si cela vous intéresse ! ).
A la dernière page du Mansfield Park, derrière une page jaunie, il y avait une petite note dans un coin, écrite à la plume :
"Michael gave me this surprise treat on January 1940"
Michael m'a donné ce cadeau surprise en Janvier 1940.

Lorsque j'ai vu cela avec le libraire, nous avions trouvé qu'il y avait quelque chose de magique derrière cette note; Dès lors, j'ai été submergée par une grande curiosité : Qui a écrit cette note ? Etait-ce le cadeau d'un frère à une soeur ? D'un amant à son amante ? Etait-ce pour un anniversaire ou un simple cadeau ? La lectrice/le lecteur aimait-il Jane Austen d'une façon particulière ou a-t-elle/il découvert un nouvel univers pour la première fois ?
Ces questions, je vous propose d'y répondre avec un jeu d'écriture ! Quelle est l'histoire de cette note à votre avis ? A vous de me le dire.
Seule exigence: votre texte devra commencer par "En janvier 1940"...
Vous pouvez choisir le pays ou cela se déroule, les personnages, laissez cours à votre imagination. Postez votre - petit ? - texte sur votre blog, et venez déposer votre lien ici via les commentaires, je les publierai dans un prochain article comme une galerie de textes, lundi prochain !
A vos claviers !
"Le livre selon Google", un documentaire sur Arte
- Le 07/04/2013
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- Dans Culture & découvertes
"Un livre est une montagne que l'homme doit gravir pour dire "ceci est mon testament", ce n'est pas simplement un très long tweet. Il y a tout un cheminement pour le frabiruqer, l'achever, le publier, un livre porte un message, "voilà ce que j'ai appris, voilà ce que je peux transmettre", c'est une chose qu'on ne peut disséquer"
Eh oui, je vous avais dit, ces temps-ci c'est une grosse dose de Culture. Un documentaire qui a été pas mal relayé sur Twitter entre mordus de livres, mais c'est une amie qui m'a dit "tiens, ça devrait t'intéresser". Il faut savoir que j'ai pas mal étudié les nouvelles technologies propre aux livres et les nouveaux monopoles avec des géants comme Amazon et Google... Alors ce genre de documentaire, c'est une mine d'or !
A travers ce reportage, on comprend les enjeux et l'ampleur du monopole Google sur la diffusion du livre, et du savoir. Et l'entreprise est loin d'être blanche comme neige, entre violation des droits d'auteurs et coup de force vis à vis des bibliothèques européennes, mais aussi la protection de notre vie privée (qui a besoin de savoir ce que vous lisez ? )...etc. Bref, une bonne manière de rappeler à tous que la practicité ne justifie pas tout ! Cliquer sur l'icône Google Chrome de votre bureau, c'est aussi ouvrir la porte à un étranger.
"Cyclo", le nouvel album de Zazie
- Le 04/04/2013
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Eh oui, je vous parle encore de musique aujourd'hui, et d'une artiste française ! Oui, cette fois, je ne traverse pas l'Atlantique pour vous parler du dernier single (vomitif décevant) de Beyoncé, mais je reviens dans notre petit hexagone. Zazie est l'une des rares artistes français que j'adore. Habituellement, je n'aime pas trop les chansons fançaises, celles que j'aime : soit elles sont vieilles, soit elles sont spéciales. J'aime beaucoup cette variété française poétique que l'on a avec des moins connus comme Katel, ou encore le groupe Brigitte devenu populaire l'an dernier.
Zazie, c'est donc le déclic. Le texte est là, la poésie, la mélodie, l'intime et l'univers... Ce n'est pas de l'exhibition, un beat qui tape fort pour être le tube de l'été. Non, c'est doux, c'est entraînant, c'est contemplatif et ça n'appelle qu'à l'écoute. Les textes nous ramènent à des déjà vus personnels. Bref, ça se savoure :
Et puis n'en déplaise à Dieu
Ce n'est pas en lui que je crois
Tant pis, n'en déplaise à Dieu
Ce n'est pas en lui mais en toi
Je n'ai d'yeux que pour toi
"Au diable nos adieux"
Lire la suite: http://www.greatsong.net/PAROLES-ZAZIE,AU-DIABLE-NOS-ADIEUX,11023.html
Donc, donc, donc, vous l'aurez compris, j'étais curieuse d'entendre le nouvel album de cette artiste que j'écoute en boucle depuis quelques mois. Cyclo est l'album qui nous rappelle pourquoi Zazie est une artiste. Les fans déroutés à cause du dernier album retrouveront ses textes intimes et son regard juste sur la société, mais aussi une autre facette plus profonde. Certains parlent d'un côté sombre, je dirais juste énigmatique.
Je l'ai écouté en boucle, je sais que cet album me marquera à vie. Zazie, je t'aime !
Nos objets seront-ils les vestiges du prochain siècle ?
- Le 02/04/2013
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- Dans Billets d'Humeur

Pour ceux qui me connaissent, je suis une mordue de livres. Pas tant de lectures, mais de l'objet lui-même. Sa forme, son odeur... Non, ne fermez pas la page ! Car ce dont je vais vous parler ne se limite pas à mes recueils de pages jaunies. Quand je tiens un vieux livre entre mes mains, j'ai la sensation d'avoir un trésor entre mes doigts. Je souris béatement, je parcours les pages obséquieusement, savourant les détails des gravures, les titres aux lettres dorées, l'édition qui indique les années 1800 ... Bref, mon coeur bat très vite, ma journée est illuminée à la trouvaille d'un vestige. Et il en est de même pour mon vieil appareil Foca que j'ai trouvé dans une brocante à Helsinki.
Ces objets, je sais qu'ils auront leur place dans mon petit musée des vestiges, ces morceaux d'époques lointaines qui sont passés de mains en mains. Oui, un vestige. Quand je vois ces tonnes d'objets jetés à la décheterie, toutes ces merveilles sauvées dans des brocantes, je me demande si nous ne jetons pas un peu tout et n'importe quoi. Qui sait, peut-être votre Mcbook sera une sorte de "journal d'Anne franck" dans 300 ans ? Peut-être des chercheurs passeront des années en laboratoire pour récupérer les données de votre disque dur ? Peut-être même que votre téléphone portable sera exposé dans un musée, et que les enfants s'en moqueront parce qu'il est "tellement énorme !" ?
C'est ce à quoi je pense quand je récupère ces objects dépassés. Pas pour la tendance du vintage, mais parce qu'ils portent une histoire en eux que l'on connaîtra peut-être jamais. Peut-être que cette édition de Jane Eyre que j'ai trouvé vaudra 1 million en 2045 ? Penser à cela, c'est réfléchir sur la valeur des choses et ce qu'elles portent en elle. Oui, on ne peut pas tout garder, mais notre société a tendance à tout jeter aujourd'hui. C'est pourquoi je préfère donner quand je peux, là où des gens auront, comme moi, cette étincelle dans leurs yeux parce qu'ils y verront quelque chose de précieux. De nouveau.
Mmh... Cet article ne serait pas complet si l'on n'énonçait pas le recyclage, vous ne croyez pas ? Je pense que c'est la même chose. On donne une seconde vie, au lieu de laisser pourrir un objet dont la dégradation contribuera à tuer un peu plus notre Terre verte. Je ne suis pas nécessairement écologiste, j'aurais tendance à me décrire comme une puriste des choses. Au lieu de se demander si les nouvelles technologies survivront à la prochaine tendance, il serait peut-être agréable de faire un tour dans ce vieux placard ou vieux grenier où des objets nous attendent... Vous ne croyez pas ? :)
Et vous, vous avez des vieux objets auxquels vous tenez ?
OneRepublic, leur nouvel album "Native"
- Le 31/03/2013
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- Dans Culture & découvertes

L'autre jour, je parlais à Petit Oppossum des déceptions musicales que nous avions eu dernièrement. Nous avons débattu sur l'album de Hurts, dont deux chansons sortent un peu en dehors du cadre musical du groupe. Elle appréciait cet univers divers, là où je regrettais un manque de linéarité. J'en suis venue au fait que, pour moi, un bon album est une album que l'on peut écouter en une fois, comme un tout, sans l'arrêter. Les albums que je préfère sont ceux que j'écoute sans passer sur aucune chanson.
Et c'est précisément ce qui s'est passé avec le troisième album
Native de OneRepublic.

OneRepublic, vous l'avez déjà entendu avec leur duo "Apologize" avec Timbaland. Avec un premier album "Dreaming out loud" qui m'avait doucement envoûté, un second album Waking Up qui m'avait fait pleuré parce que l'intrusmental était tout simplement sublime, "Native" donc était très attendu. Ce qui est amusant, c'est que OneRepublic est le genre de groupe que j'aime, que j'adule durant l'écoute, puis que j'oublie au fil des mois. A chaque nouvel album donc, je peux écouter d'une oreille vierge ces nouvelles tournures qu'essaye le groupe avec une sensibilité de la première fois.
Dans Native, le groupe se tourne avec le synthé et une pop plus édulcorée, à la manière de Coldplay avec leur morceau "Paradise". Il y a cette fraîcheur des mélodies, l'émerveillement rêveur de leur instrumental que l'on distingue toujours derrière la voix de Ryan Tedder. J'ai toujours la sensation que leurs albums portent une joie procuré par ces choeurs gospels, comme dans les morceaux Preachers et Something I need. Je n'ai pas encore de morceaux préférés, car l'album est encore un tout qu'il m'ait difficile de décomposer.
En tout cas, l'édition deluxe permet de savourer des versions acoustiques si belles qu'il serait dommage de passer à côté !
Note : 17/20










